Partager l'article ! Voyage à Tiktik Kaanu: Salut à tous, Le grand projet que tout blueEnergy attendait avec impatience ...
Salut à tous,
Le grand projet que tout blueEnergy attendait avec impatience est enfin arrivé. L’électrification et la fourniture d’un accès à l’eau potable à neuf communautés Indiennes (nationalité Rama) et Créoles de la côte Atlantique du Nicaragua.
Le projet débute par les nécessaires visites de reconnaissance dans chacune des neuf communautés. Je suis le responsable technique du projet (eau et électricité) mais je ne fais pas tous les voyages : deux équipes travaillent en parallèle et un de mes collègues fait la moitié des communautés. Pour l’anecdote, il est allé au même lycée que moi.
Il y a deux semaines mon équipe est partie à la communauté Rama de Tiktik Kaanu. Elle se situe à l’intérieur des terres, sur le río Kukra, à environ quatre heures de panga de Bf.
Ma mission, et je l’ai acceptée, était de faire un bilan de l’accès à l’eau et à l’électricité de la communauté, et également de faire l’inventaire des points d’eau qui pourraient améliorer cette situation.
Marcelo, mon guide dans la communauté
Ce fût l’occasion pendant quatre jours de crapahuter dans la jungle, me faire piquer par un essaim de guêpes furax, traverser des marécages avec de l’eau jusqu’à la taille (souvent de me vautrer lamentablement dedans, d’ailleurs), prendre des notes dans la forêt pendant que des centaines de moustiques essayaient de me piquer…
Il y a eu du réconfort aussi, quand après huit heures de marche dans la forêt, sans rien manger depuis le petit déj, Marcelo nous a dégoté des ananas (les meilleurs de ma vie), de la cane à sucre et des litchis…
Un jour, un serpent juste au bord du chemin (de ceux dont on ne raconte pas la morsure, en général) est là pour me rappeler que, bien que fatigué, on a toujours intérêt à regarder où on met les pieds dans la jungle…
Les gens chez qui on logeait étaient vraiment gentils. La communication était parfois un peu difficile : leur langue maternelle est l’anglais créole, et pour eux l’espagnol est la langue des envahisseurs mestizos qui leurs volent leurs terres (ils les appellent « spaniards »…) Quand ils parlent créole entre eux, je ne comprends pas un mot, mais quand ils me parlent, ils font un effort pour parler un anglais plus standard et on finit par y arriver.
Nazario, le Président de la communauté, chez qui on logeait
Eux, c’était des petits spaniards, mais ils étaient mignons quand même…
Ensuite, il y a eu le retour à Bluefields, et l’écriture des rapports : deux (eau et énergie) pour chaque communauté. Et comme le mec qui était dans mon lycée a fait ca a l’arrache, et que je suis responsable du tout, j’ai du me taper à peu près la totalité.
Faire la fermeture du boulot à huit heures du soir, en emmener à la maison pour après le dîner, bosser les samedis et dimanches… ca n’a jamais franchement été mon truc. Et bien, il a fallu que je m’y mette. Et pendant les trois mois de la première phase du projet, ca devrait être tout le temps comme ca.
D’ailleurs demain je repars, dans la communauté de Corn River (rivière de maïs). Huit jours de travail communautaire, sous la pluie et les orages, ca devrait être sympa…
A bientôt