Partager l'article ! Formation des bénéficiaires à Kahkabila: La semaine dernière, je suis allé en déplacement à Kahkabila pour y démarrer un ...
La semaine dernière, je suis allé en déplacement à Kahkabila pour y démarrer un des projets dont je suis le responsable. C’est donc l’occasion de parler un peu de ce projet.
Financé par une fondation évangéliste, ce mini projet de 5500$, soit environ 3500 – 4000€ vise à améliorer les conditions sanitaires dans la communauté de Kahkabila. La première phase du projet, maintenant terminée, consistait à réaliser une formation des bénéficiaires sur le thème de l’eau, l’assainissement et l’hygiène.
A 7 dans le Rickshaw !
Le premier jour a été consacré à aller à la rencontre des habitants de la communauté et à les convier à une réunion pour expliquer le projet. Durant la réunion, nous avons expliqué que le projet permettait seulement de construire et installer 12 filtres, et que la participation des gens aux trois jours de formation serait un facteur déterminant pour la sélection. Les autres facteurs sont notamment le nombre de personnes vivant dans la maison, et la présence d’enfants en bas âge ou de femmes enceintes.
Activité de groupe
Ensuite, la formation s’est tenue sur trois jours durant lesquelles nous avons appliqué les méthodes que nous avions apprises de CAWST au Guatemala. Avec Cindy de l’équipe sociale, Jorge, le technicien des filtres et Agathe, qui n’était pas au Guatemala mais qui a élaboré le livret didactique pour les bénéficiaires, nous nous sommes répartis les rôles. Nous avons essayé d’organiser un maximum d’ateliers en petits groupes et de jeux pour que les gens ne s’ennuient pas (et nous non plus), et je pense que ça a été bien réussi.
Activité dynamique pour expliquer le fonctionnement du filtre
Les habitants de Kahkabila sont des Indiens Miskitu, ils sont plus timides et rigolent moins fort que les créoles mais l’ambiance était bonne quand même. Le peuple Miskitu est issu d’un métissage entre indigènes, africains et européens. Les adultes parlent toujours la langue Miskitu, mais les enfants en ont honte et ne parlent que le créole (anglais), langue dominante des communautés de la côte atlantique du Nicaragua.
Nous avons aussi fait des petits ateliers avec les écoliers, principalement tournés vers le lavage de mains
A la fin de l’atelier, nous avons fait quelques jeux pour évaluer l’état des connaissances, et globalement je pense que les gens ont retenu pas mal de choses. Durant le prochain voyage nous construirons les filtres, et nous formerons également des promoteurs de santé (volontaires parmi les bénéficiaires) pour faire le travail de suivi des filtres et pour conseiller les autres bénéficiaires si besoin en est.
On a montré aux gamins un moyen rigolo de se laver les mains, le lendemain ils se baladaient tous avec
Nous allons travailler avec quatre moules pour pouvoir fabriquer les filtres rapidement. Nous avons déjà fabriqué deux nouveaux moules, maintenant on va trimer pour modifier nos deux moules existants pour qu’ils soient identiques aux moules de nouvelle version avant la date prévue pour le voyage. Bien sûr, impossible de donner un filtre version 9 a Marcelo si Roberto a un filtre version 10, ça risquerait de créer des conflits.
Voilà ce qui s'appelle une Big Mama